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Les
Zabaleen du Caire (Petits chiffonniers)
Le
quartier El Moqatam près de la citadelle de Saladin
est le lieu où résident les Chiffonniers du Caire,
en Égypte. Ce pays compte près de 78 millions
d'habitants. La ville du Caire à elle seule
accueille 25 millions d'habitants. Le Caire connaît
une telle crise du logement, que c'est là que de
nombreuses familles ont élu résidence.
Ainsi, ce sont près de 350 000 personnes, coptes
pour la plupart, qui vivent du ramassage et du tri
des ordures. Parmi eux, on compte 180 000 enfants.
Le quartier
croule sous les ordures. Les "Zabaleen du Caire ”
vivent de la collecte et du recyclage des poubelles
de la cité. Partout dans les ruelles sombres de la
colline, une odeur lourde et âcre prend à la gorge
et persiste. Les rues sont noires. Les toits ploient
sous les tonnes d’ordures rapportées de la mégapole.
Les rez-de-chaussée de chaque immeuble sont
transformés en dépotoirs qui débordent de détritus
que trient à mains nues les femmes et les enfants.
Sortis de l‘ombre grâce à l‘action de Soeur
Emmanuelle, les chiffonniers du Caire se trouvent
confrontés à de nombreuses difficultés. Ils partent
le matin pour ramasser les ordures dans les rues de
l’immense agglomération cairote. Ils reviennent dans
l’après-midi et déchargent leurs rustiques
charrettes tirées par de petits ânes. Ces ordures
s’amoncellent en collines plus hautes que leurs
cabanes. L’odeur qui se dégage de ces tas
d’immondices est épouvantable. Les chiffonniers,
grands et petits, trient ces monceaux d’ordures,
mettant de côté les détritus alimentaires et les
donnant à manger à des cochons noirs qu’ils vendent,
une fois engraissés, à des charcutiers coptes. Les
enfants jouent sur ces tas d’ordures putréfiés où
grouillent les rats et les microbes. Il n’est pas
rare, en parcourant le bidonville, de voir une
dizaine de cadavres de chiens, de chats et de rats
pourrissant au soleil.
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