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La
Fédération de Russie a connu au cours des dernières
décennies des transformations politiques,
économiques et sociales très importantes. Cette
transition se caractérise par une augmentation
importante de la pauvreté des familles. En 2006, le
Goskomstat (Comité d’État à la Statistique de
Russie) estimait que 53% des enfants (0-16 ans)
vivaient dans la pauvreté, soit 10 points de plus
que les adultes. Cet écart d’environ 10 points est
stable depuis plusieurs années, malgré des
évolutions du pourcentage global de personnes
considérées comme « pauvres ». Bien sûr, ces
chiffres restent toujours sujets à discussion même
s'ils sont plus ou moins corroborés par les ONG
(Organisations Non Gouvernementales). L'une des
premières conséquences de cette pauvreté est d'avoir
jeté un nombre important d'enfants dans la rue.
Ils sont estimés entre 100 à 200 mille enfants, et
jusqu’à 2 millions d’enfants selon certaines ONG.
Selon le Ministère de l’Intérieur Russe, ils
seraient 150 000. On les rencontre fréquemment dans
les grandes villes, et autour des gares. Dans ce
pays gangrené par les réseaux souterrains, " le
travail des enfants est étroitement lié à la mafia
", souligne le Bureau international du travail
(BIT). La loi Russe interdit le travail des enfants.
Mais, pour survivre, beaucoup d'enfants des rues
travaillent en mettant en danger leur vie et leur
santé, leur développement physique et moral. Les
garçons s'emploient comme porteurs, éboueurs,
laveurs de voitures alors que les filles sont vouées
à l'exploitation sexuelle. Les enfants doivent
fournir de gros efforts physiques quand ils
travaillent pour un employeur et subir toutes sortes
de chantages quand ils sont aux mains de la mafia.
Chaque jour des milliers de familles émigrent vers
les grandes villes pour tenter de survivre. D'autres
restent à la maison, mais travaille dans la rue pour
soutenir
leurs parents. Ainsi les enfants s'engagent dans une
multitude d'activités : petit commerce, mendicité
par le chant avec ou sans instrument de musique,
laver des pare-brise de voiture aux carrefours,
certains se livrent à la prostitution tandis qu'on
peut en trouver d'autres dans les lupanars. Dans
certains secteurs, les enfants doivent rivaliser
avec les adultes pour trouver un emploi. C'est
notamment le cas dans le secteur de la vente de rue
(par exemple la drogue).
Le Gouvernement de la Fédération de Russie a estimé
que près d'un million d'enfants travaillent dans le
pays. L'OIT a estimé que 16 000 d'entre eux
travaillent à Saint-Pétersbourg et 50 000 à Moscou.
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Rappel de la réglementation
| Age minimum : |
15 ans (14
ans est toléré sous certaines
conditions) |
| Durée maximum de travail : |
pas de dispositions
particulières sauf pour ceux qui poursuivent
des études |
| Travail de nuit : |
pas de données connues |
| Repos hebdomadaires : |
pas de données connues |
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Repos quotidiens :
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pas de données connues |
| Temps de pause par jour : |
pas de données connues |
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