Les cueilleurs de
boutons de jasmin
des boutons de jasmin vendus pour quelques seaux
d'eau...
A Umblikaampatti (district de Salem)
des enfants travaillent, non pas pour un salaire,
mais pour avoir de l'eau !
Les Irulars (tribaux) vivant au pied
des collines de Shevaroy, ont bien des difficultés
dont la principale est le manque d'eau. De ce fait
des enfants ont dû ramasser des boutons de jasmin
pour avoir le droit d'emporter quelques seaux d'eau.
Une vingtaine d'enfants, entre 5 et 10 ans, sont
réveillés à quatre heures du matin. Ils vont aux
fermes, menés par les plus grands. Les petits sont
derrière, suivis par les mères, tantes et grand
mères, transportant des pots et des seaux. Jusqu'à 8
heures du matin, ils ramassent les boutons de jasmin
et les mettent dans des récipients. Ils sont payés 1
à 2 roupies par jour soit en moyenne 15 roupies par
semaine et cela 7 jours sur 7.
Mais ce n'est pas pour l'argent qu'ils
travaillent, mais pour avoir de l'eau. Les
propriétaires des jardins ont expliqué clairement
que les enfants devaient travailler pour que les
parents puissent prendre de l'eau aux pompes.
A leur retour les enfants vont à l'école, mais ils
sont déjà fatigués, d'autant que les pesticides
répandus pour les plantations leur donnent parfois
des troubles. S'ils s'asseyent pour se reposer, ils
se font vite rappeler à l'ordre.
Du fait des sécheresses à répétition dans ces
régions, les puits sont vides et les habitants sont
littéralement assoiffés. Les femmes parcourent des
kilomètres pour remplir un pot d'eau potable. La
sécheresse est si forte que la plupart des familles
n'ont pu s'établir sur les terres qui leur ont été
récemment allouées. Ils ont fait, sans résultat, des
appels répétés aux administrations locales. Si les
autorités apportaient de l'eau, les enfants
n'auraient pas besoin de travailler.
(Source :The Hindu) |