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Le statut juridique
de l'enfant
Le statut juridique de
l'enfant se décrit sous deux aspects différents :
1)
La personnalité juridique de l'enfant
C'est l'aptitude à être titulaire de droits et
d'obligations. S'il n'est pas douteux que les
enfants aient cette qualité, il est beaucoup moins
évident de déterminer à partir de quel moment cette
personnalité leur est reconnue. Ceci est illustré
par la notion de
capacité de discernement
du mineur, c'est à dire le moment ou l'enfant
comprend ce qui arrive et est capable de prendre des
décisions en conséquence. Cette capacité de
discernement n'est pas liée à son âge. Dans le cadre
de procédures judiciaires cette capacité de
discernement permet au mineur d'être entendu.
2)
Les attributs de la personnalité de l'enfant
En tant que personne, l'enfant est titulaire d'un
certain nombre de droits subjectifs, c'est à dire de
prérogatives dont il peut exiger le respect. Les
plus importantes concernent son identité et son
autonomie patrimoniale.
La responsabilité de
l'enfant
Les seuils d'âge dans la loi française :
- 7 ans
est l'âge dit de raison
- 10 ans
est l'âge de la sanction pénale, du consentement à
certains actes importants pour la vie de l'enfant (nom,
adoption…).
- 13 ans
est l'âge auquel des poursuites pénales sont
possibles
- 15 ans
est l'âge de la majorité sexuelle (fille et garçon)
et la capacité à se défendre des brutalités ou
provocations des adultes.
- 16 ans
est l'âge de la fin de scolarité obligatoire, de
l'aptitude au travail, de l'émancipation
possible et du durcissement du droit pénal. C'est
aussi l'âge auquel l'enfant peut ouvrir un compte
bancaire et le gérer seul. C'est enfin l'âge où il
peut choisir sa religion.
- 18 ans
est l'âge de la majorité, de l'autorisation pour les
filles et les garçons de se marier, de devenir
tuteur, de faire un testament, de se présenter à
certaines élections et voter.
La responsabilité
pénale de l'enfant
L'enfant mineur peut engagé très tôt sa
responsabilité pénale pour les faits qu'il aura pu
commettre. En fait,, dès l'âge de raison,
l'enfant délinquant pourra faire l'objet d'une
condamnation pénale inscrite à son casier
judiciaire. Certes aucune sanction pénale ne peut
être prononcée à son encontre pour des faits commis
avant l'âge de 13 ans. Seules des mesures dites
éducatives sont ouvertes cet âge : admonestation,
liberté surveillée, remise au père ou à la mère,
placement en institution.
Il est fréquent qu'un enfant occasionne sans le
vouloir des dommages à quelqu'un. Il s'agit la
plupart du temps de dommages accidentels.
Les conséquences peuvent parfois être très graves et
entraîner d'important frais pour la victime.
Dans ces cas, l'enfant, même en bas âge, et même
s'il n'a pas eu conscience de ses actes et de la
gravité de la faute commise, est déclaré responsable
civilement et il est tenu personnellement de réparer
les dommages. Mais compte tenu de la non-solvabilité
(les enfants n'ont pas les moyens financiers)
des enfants, la loi prévoit que les parents de
l'enfant auteur de dommage soient eux-mêmes
civilement responsables des conséquences du
comportement de cet enfant. Ils seront donc eux
aussi personnellement condamnés à indemniser la
victime. Bien souvent ces frais sont remboursés par
leur assurance responsabilité civile.
La responsabilité civile de
l'enfant
Sur le terrain de la responsabilité civile, l'enfant
peut être reconnu très tôt responsable de ses faits
et des choses qu'il a sous sa garde, dont il à
l'usage, la direction et le contrôle. Peu
importe que son jeune âge l'ait empêché d'être
conscient de ses gestes ou l'ait privé de
discernement.
A priori, les parents sont tenus de supporter les
conséquences des actes dommageables commis par leur
enfant. Le Code civil (1384 al. 6) leur fait
supporter une présomption de responsabilité qui
découle des pouvoirs d'autorité dont ils disposent
sur l'enfant et de la mission éducative qu'ils
assurent. Ils ne pourront s'en abstraire qu'en
établissant qu'ils n'ont pas commis de faute dans
l'éducation ou dans la surveillance de leur enfant.
Ainsi, les tribunaux admettent que les parents font
la preuve de leur absence de faute quand ils
démontrent qu'ils n'avaient pas la possibilité
d'empêcher le fait dommageable. Ce sera le cas quand
l'enfant cause, même volontairement, un préjudice à
un camarade à l'occasion d'un jeu normal pour leur
âge, se déroulant dans des conditions normales, par
exemple, un jeu de ballon. Cette preuve est
difficile à apporter.
De manière générale, nos
principes sont ainsi faits que l'enfant mineur peut
être tenu responsable civilement de ses actes et en
supporter les conséquences par delà sa majorité dans
l'intérêt même de la victime.
Les obligations de l'enfant
à l'égard de ses parents
L'article 371 du code civil précise que « l'enfant,
à tout âge, doit honneur et respect à ses père et
mère ».
L'article 205 du code civil prévoit quant à lui que
« les enfants doivent des aliments à leur père et
mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin ».
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