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La situation des enfants
face au mariage
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La loi fixe à
18 ans pour les garçons et pour les filles, l'âge à
partir duquel le mariage est possible.
Les mineurs qui se marient doivent comme les majeurs
produire un certificat médical datant de moins de 2
mois et démontrant seulement qu'ils ont été examinés
en vue du mariage.
Pour les filles entre 16 et 18 ans, même émancipées,
le consentement des parents est indispensable, que
les parents soient en concubinage (couple vivant
ensemble sans être marié) - mais celui qui n'a
pas reconnu l'enfant ne peut pas donner son
autorisation - mariés ou divorcés.
Un refus de consentir n'a pas à être motivé, les
parents ont le droits de refuser leur consentement
même sans motif valable.
Si l'enfant bénéficie d'une tutelle (voir tutelle
des mineurs), c'est le conseil de famille, et non le
tuteur qui donne l'autorisation.
A l'inverse les parents d'un mineur ne peuvent le
contraindre à se marier.
Lorsqu'un enfant naît d'une femme mariée on parle de
filiation légitime. (enfant légitime)
En droit on présume que l'enfant né pendant le
mariage a pour père le mari de la mère. C'est ce que
l'on appelle la présomption légale de paternité.
La loi permet au présumé père, sous certaines
conditions, de contester cette présomption légale de
paternité. Il s'agit de la procédure de désaveu
judiciaire. Cependant l'hypothèse qu'un père mineur
utilise cette procédure est extrêmement rare
puisqu'un garçon ne peut se marier avant l'âge de 18
ans.
La mère mineure peut également contester la
paternité de son mari même lorsque le père accepte
l'enfant (le reconnaît). Toutefois elle n'a le droit
d'intenter son action d'une part qu'après avoir
engagé et obtenu le divorce d'avec le supposé père,
et d'autre part que pour faire établir la paternité
de son nouveau mari.
Lorsqu'un enfant naît de parents non mariés on parle
de filiation naturelle. (enfant naturel)
Hors mariage il n'y a pas à la naissance de l'enfant
de filiation paternelle automatique puisque la mère
n'est pas officiellement lié à un homme dont
l'identité est connue.
La reconnaissance est une démarche personnelle et
volontaire faite par un homme, majeur ou mineur,
avant la naissance de l'enfant ou postérieurement à
n'importe quel moment.
Il arrive qu'aucun homme ne reconnaisse l'enfant
naturel à sa naissance, notamment quand le père et
la mère ont mis fin à leur relation, leur
concubinage ou lorsqu'il s'agissait d'une relation
passagère entre deux êtres et dont le père refuse de
s'engager envers la mère et encore moins envers
l'enfant.. Cela met parfois la mère dans une
situation affective et matérielle difficile, surtout
lorsqu'elle est mineure et qu'elle avait placé sa
confiance en l'homme avec lequel elle a conçu
l'enfant. Dans ce cas la mère peut intenter une
action en recherche de paternité s'il existe des
présomptions ou indices graves permettant de
considérer que tel homme contre qui elle dirige son
action est effectivement le père de l'enfant.
La loi indique également que l'action en recherche
de paternité appartient à l'enfant qui recherche son
père. S'il est mineur il peut se faire représenter
par sa mère. |
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