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L'autorité parentale et
l'incapacité juridique de l'enfant
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L'autorité
parentale
Qu'est-ce que l'autorité parentale ?
L'autorité parentale est un ensemble de droits et de
devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou
l'émancipation de l'enfant pour le protéger en
matière de sécurité, santé et moralité, pour assurer
son éducation et permettre son développement, dans
le respect dû à sa personne.
Les parents doivent associer l'enfant aux décisions
qui le concernent, selon son âge et son degré de
maturité.
Régime antérieur à la
loi du 04 mars 2002 sur l'autorité parentale
Le principe de l'autorité parentale, applicable
avant le 04 mars 2002, se définit comme étant une
autorité qui appartient aux père et mère pour
protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa
moralité.
Les parents ont à son égard droit et devoir de
garde, de surveillance et d'éducation.
Contribution à
l'entretien et à l'éducation de l'enfant
Les parents doivent contribuer à l'entretien et à
l'éducation des enfants à proportion des ses
ressources, de celles de l'autre parents, ainsi que
les besoins de l'enfant.
Cette obligation peut se poursuivre lorsque l'enfant
est majeur.
Autorité sur les biens
de l'enfant
Les parents disposent des droits d'administration et
de jouissance sur les biens propres à leurs enfants.
Ils doivent payer les dettes de l'héritage propre à
l'enfant sur les revenus de cet héritage.
Ils n'ont pas la jouissance des biens que l'enfant
peut acquérir par son travail.
L'autorité parentale
prend fin :
- soit à la majorité de l'enfant; elle peut même
aller au-delà si l'enfant est encore à la charge de
l'autre parent,
- soit par émancipation de l'enfant, ou mariage de
l'enfant,
- soit par retrait total ou partiel des droits,
ordonné par le tribunal.
Le retrait total des
droits peut être prononcé :
quand les parents ont été condamnés pour crime ou
délit commis contre leurs enfants ou avec leurs
enfants,
en raison de mauvais traitements par exemple ou
défaut de soins qui mettent en danger la santé, la
sécurité ou la moralité de l'enfant.
L'incapacité juridique
Enfin l'article 389-3 ajoute que l'administrateur
légal (les parents) représente le mineur dans
tous les actes civils sauf quand la loi ou l'usage
autorise le mineur à agir par lui-même.
C'est pourquoi on dit que le mineur est
juridiquement incapable.
L'incapacité de l'enfant est d'abord civique : il
n'est ni électeur ni éligible. Les Conseils
municipaux d'enfants, par exemple, s'ils sont une
expérience riche, n'ont aucune existence légale.
Au plan civil, l'incapacité du mineur est une
incapacité de protection : elle a été instituée dans
son intérêt exclusif parce que le législateur a
souhaité que l'enfant ne puisse être tenu par des
engagements pris sans discernement.
A l'inverse, sa responsabilité civile et pénale est
engagée quand il commet des fautes.
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