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Le dispositif
Alerte enlèvement

Ce dispositif s'inspire des systèmes
« Ambert alert » créés aux Etats-Unis en 1996 et au
Québec en 2003.
Le dispositif Alerte enlèvement permet de diffuser
très rapidement auprès de la population, sur
l'ensemble du territoire national, des informations
précises relatives à l'enlèvement afin de provoquer
des témoignages susceptibles de favoriser la
libération rapide de la victime.
Les
premières heures suivant la disparition sont en
effet décisives : une étude réalisée aux Etats-Unis
a mis en évidence que sur 621 enlèvements d'enfants
qui se sont terminés par un homicide, 44% des
enfants ont été tués dans la première heure, 74%
dans les trois heures et 91% dans les 24 heures
suivants l'enlèvement.
La décision de déclencher le plan « alerte
enlèvement » est prise par le Procureur de la
République en étroite concertation avec les
enquêteurs et après que le ministère de la justice
ait été consulté.
L'alerte ne pourra être déclenchée que si les quatre
critères suivants sont tous réunis :
il doit s'agir d'un enlèvement avéré, et non d'une
simple disparition, même inquiétante ;
la vie ou l'intégrité physique de la victime doit
être en danger ;
le procureur de la République est en possession
éléments d'informations dont la diffusion peut
permettre de localiser l'enfant ou le suspect ;
la victime doit être mineure.
Chaque fois que cela est possible, les parents de la
victime doivent donner leur accord au déclenchement
du plan « alerte enlèvement ».
Le message d'alerte est diffusé pendant trois heures
par différents vecteurs : chaînes de télévision,
stations de radio, agence de presse, panneaux à
messages variables sur les autoroutes, message
sonore dans les gares et les stations de métro,
sites Internet d'associations de victimes ou
spécialisés.
Le message d'alerte indique un numéro de téléphone
permettant aux témoins potentiels d'aviser
immédiatement les autorités de toutes informations
utiles à la localisation de la victime ou du
suspect. |