C’est
la loi organique n°2011-333 et la loi ordinaire n°2011-334
du 29 mars 2011, qui ont créé le Défenseur des droits. Il
remplace ainsi le Médiateur de la République, le Défenseur
des enfants, la Haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l’égalité (HALDE) et à la Commission
nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) depuis le 1er
mai 2011.
C’est Dominique Baudis qui a été nommé à ce poste.
Membre de l’UDF puis de l’UMP, il est ancien Député-Maire de
Toulouse. Il a dirigé ensuite le Conseil supérieur de
l’audiovisuel (CSA) puis l’Institut de Monde Arabe. Il est
également élu Député européen. Lors de sa nomination au
poste de Défenseur des droits, il a démissionné de tous ses
mandats comme l’exige l’article 3 de la loi précitée.
Selon la loi, le Défenseur des droits est une autorité
constitutionnelle indépendante (article 71-1 de la
constitution française) qui veille au respect des droits et
libertés par toute personne, publique ou privée.
Il est chargé de :
de défendre les droits et libertés dans le cadre des
relations avec les services publics,
de défendre et de promouvoir l’intérêt supérieur et les
droits de l’enfant,
de lutter contre les discriminations prohibées par la loi et
de promouvoir l’égalité,
de veiller au respect de la déontologie par
les personnes exerçant des activités de sécurité.
Ses adjoints :
Le Défenseur des droits préside 3 collèges qui l'assistent
pour l'exercice de ses attributions :
un adjoint, Défenseur des enfants, vice-président
du collège chargé de la défense et de la promotion des
droits de l'enfant ;
un adjoint, vice-président du collège chargé de la
déontologie dans le domaine de la sécurité ;
un adjoint, vice-président du collège chargé de la lutte
contre les discriminations et de la promotion de
l'égalité.
Le défenseur des enfants :
C'est
Madame Marie Derain qui a été nommée, en juillet 2011,
défenseure des enfants, adjointe au défenseur des droits, et
vice-présidente du « collège chargé de la défense et de la
promotion des droits de l'enfant ». Inconnue du grand
public, Marie Derain est fonctionnaire au Ministère de la
Justice en fonction à la Protection Judiciaire de la
Jeunesse (PJJ). Elle y est directrice de service,
responsable de la formation professionnelle et chargée de
mission sur les questions de dialogue social.
Née en Bourgogne en 1969, elle a fait des études classiques
de droit et entre à l’école nationale de la magistrature.
Elle songe à devenir juge pour enfants avant de choisir
finalement la PJJ. En parallèle, elle s’engage chez les
Scouts de France en tant que cheftaine de louveteaux. Dans
les années 90, elle a occupé des fonctions locales et
nationales au service de la branche louveteau du mouvement
scout. Elle a aussi participé au développement de la
proposition « Plein Vent » à destination des enfants et
adolescents issus de quartiers d'habitat social.
En 2006, elle est élue au conseil d'administration des
Scouts et Guides de France, et occupe le poste de
vice-présidente dès l'année suivante. Poste qu’elle occupe
toujours et qu’elle devrait quitter en raison de ses
nouvelles fonctions.
Professionnellement, elle a été successivement directrice
d'un service de milieu ouvert dans le sud des Hauts de
Seine, responsable de formation des directeurs et des
cadres, auditrice à la direction interrégionale Ile de
France-Outre Mer et dernièrement chargée de mission à la
sous-direction des ressources humaines et du dialogue social
en administration centrale.
En 2010, Marie Derain a été mise à disposition de Madame
Isabelle Debré, Sénateur UMP des Hauts-de-Seine,
parlementaire en mission auprès du ministre de la justice
sur la question de « la situation des mineurs isolés
étrangers en France ».
Le collège est composé de :
Christian Charruault, président de la première chambre
civile de la Cour de cassation. L'un des plus hauts
magistrats de France et professeur à Paris V, désigné par la
Cour de cassation.
Véronique Cote-Millard, maire UMP des
Clayes-Sous-Bois, dans les Yvelines, désignée par le
Président du Sénat.
Françoise Dubreuil, magistrate honoraire, ancienne
dirigeante de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
et conseiller à la cour d'appel de Paris, désignée par le
Président de l'assemblée nationale.
Guy Gilbert, prêtre et éducateur spécialisé désigné
par le Président du Sénat.
Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar désigné par le
Président de l'assemblée nationale.
A l’heure où cette page est écrite le représentant du
Conseil économique, social et environnemental n’est pas
connu.
Comment saisir le défenseur des
enfants ?
Pour saisir le défenseur des enfants, il faut saisir le
Défenseur des droits. Toute personne, publique ou privée,
voulant faire respecter ses droits et ses libertés peut
saisir le défenseur des droits. Ainsi, tout enfant qui
invoque la protection de ses droits ou une situation mettant
en cause son intérêt, son représentant légal, un membre de
sa famille, un service médical ou social, ou une association
de défense des droits de l’enfant peut saisir le défenseur
des droits.
Il peut être saisi directement et gratuitement par courrier
postal, en sollicitant un rendez-vous avec ses délégués ou
par internet. Par courrier postal et dans l’attente
d’une adresse postale unique, vous devez envoyer votre
dossier à l’adresse de l’ancienne institution concernée par
votre réclamation soit pour l’adjointe chargée des enfants :
Mission Défense des
droits de l’enfant
104 boulevard Auguste Blanqui
75013 Paris.
Par internet :
http://www.defenseurdesenfants.fr/equipe.php#carteFR
Vous pouvez également saisir votre réclamation en ligne.
Vous pourrez joindre les pièces relatives à votre saisine,
directement dans votre formulaire ou par voie postale. Si
vous n’avez pas la possibilité de scanner les documents vous
pouvez les transmettre par courrier en le précisant dans
votre message de saisine :
http://www.defenseurdesenfants.fr/contactForm.php
Pour plus d'informations voir le site
Internet :
www.defenseurdesdroits.fr
Voir aussi :
Loi
organique relative à la création du défenseur des droits
(*)
Loi ordinaire n° 2011-334 du
29 mars 2011 relative au Défenseur des droits
(*)
Décret n°2011-904 du 29 juillet 2011
relatif à la procédure applicable devant le défenseur des
droits
Décret n° 2011-905 du 29 juillet 2011
relatif à l'organisation et au fonctionnement des services
du Défenseur des droits
(*) : Différence entre loi
organique et loi ordinaire :
Les lois organiques sont une catégorie
de lois, prévues par la Constitution, dont l'objet est d'en
préciser les conditions d'application. Dans la hiérarchie
des normes juridiques, les lois organiques ont une valeur
supérieure aux lois ordinaires, mais inférieure à la
Constitution.
Les Lois Ordinaires : Elles sont
discutées et votées, par l’Assemblée nationale et le Sénat,
les deux organes Législatifs de l'Etat. Le texte adopté doit
être identique pour les deux assemblées. Après deux votes
par chaque assemblée, le gouvernement peut décider d'établir
un texte identique commun. En cas de désaccord persistant,
le gouvernement peut donner le dernier mot à l’Assemblée
nationale.
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