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  France :La France va accélérer les procédures d'adoption des petits haïtiens
  France : Un prix national pour le Collège les Argousiers
  Monde: Sortie du rapport de l'UNICEF : situation des enfants dans le monde
  Monde: Journée mondiale de lutte contre le SIDA, les enfants premières victimes
  France :Droits de l'enfant : Morano en campagne
  France : Une loi anti-fessée ?
  France : les parlementaires et les droits de l'enfant
  Somalie : La Somalie s'apprêterait à ratifier la convention des droits de l'enfant
  France : Communiqué du Collectif National de résistance à Base élève
  France : Défenseur des enfants : réaction de la garde des sceaux
  France : enfants disparus : un numéro d'appel unique
  Etats-Unis : des juges corrompus envoyaient des enfants dans les prisons privées.
  Que sont les droits de l'enfant devenus ?
  Rapport annuel 2008 du Secours catholique

 

Mardi 19 janvier 2010
La France va accélérer les procédures d'adoption des petits haïtiens

En Haïti, les orphelinats n’ont pas été épargnés par le tremblement de terre. Aussi, Paris a décidé, en accord avec le gouvernement haïtien, d’accélérer le transfert en France d’enfants haïtiens pour lesquels un jugement d’adoption a déjà été rendu. La France est le premier pays d’accueil d’enfants haïtiens en vue d’adoption.

Il ne s’agit pas de proposer à l’adoption en France des petits orphelins du séisme, mais simplement d’accélérer l’arrivée sur notre sol des enfants pour lesquels un jugement d’adoption avait déjà été rendu. "Une mesure d’assouplissement très significative", selon le ministère français des Affaires étrangères, motivée "par l’intérêt des enfants et la préoccupation des familles".

Des dérogations aux procédures habituelles vont être prises, en accord avec le gouvernement haïtien qui a donné son feu vert, précise encore le Quai d’Orsay.

Plusieurs orphelinats ont en effet été touchés par le séisme de mardi dernier. Certains n’ont plus d’eau, plus d’électricité et les enfants survivent dans la plus grande précarité et une grande détresse.

Depuis plusieurs jours, les familles françaises qui s’apprêtaient à adopter un enfant haïtien se mobilisent pour que les secours parviennent aux jeunes survivants. Certaines d’entre elles avaient manifesté dimanche devant les grilles du ministère des Affaires étrangères pour réclamer cet assouplissement des procédures.

La France est l’un des premiers pays d’accueil d’enfants haïtiens en vue d’une adoption. Selon l’Agence française de l’adoption, sur 1.300 enfants haïtiens adoptés partout dans le monde en 2006, près de 600 l’ont été par une famille française.

Dans le monde aussi...

De son côté, l’UNICEF a fermement appelé hier à éviter toute précipitation. « Il n’est pas question que des enfants qui ont déjà subi un traumatisme très important, avec le tremblement de terre, aient un deuxième traumatisme de déracinement », a prévenu sa porte-parole Bénédicte Jeannerot. Pourtant, déjà six orphelins haïtiens ont décollé pour l’étranger.

Adoptés par des familles néerlandaises, ils ont posé le pied sur le sol des Pays-Bas. Hier, 109 autres devaient suivre la même route.

Aux Etats-Unis des centaines d’orphelins, dont les dossiers ont déjà été épluchés, n’attendent plus que l’ultime feu vert pour rejoindre leurs familles d’adoption américaines. Dans le même temps, les équipes de l’ONU font activement « le tour de toutes les structures, hôpitaux, orphelinats » afin d’évaluer le nombre d’enfants qui n’ont plus de parents.
(source France Info)Retour vers le haut


Dimanche 20 décembre 2009
Droits de l'enfant :
un prix national pour le collège Les Argousiers

Les collégiens des Argousiers (Oye-Plage dans le Pas de Calais) viennent d'être récompensés dans le cadre du prix René Cassin des Droits de l'homme. Quatre d'entre eux sont allés chercher leur prix au ministère de l'Éducation nationale à Paris avant de participer à un débat à l'UNESCO sur le droit à l'éducation.

Le droit à l'éducation, un de ceux inscrits dans la convention internationale des Droits de l'enfant, qui vient de fêter ses vingt ans. C'est dans le cadre de cet anniversaire que les 6es de l'an passé ont participé à un concours dont le thème était : « Même si je suis mineur, mes droits sont majeurs. » Avec le soutien de la conseillère principale d'éducation, de professeurs d'arts plastiques et d'anglais, ils ont créé des affiches et rédigé des poèmes en anglais. Douze affiches ont été sélectionnées par un jury interne au collège pour concourir au niveau académique. Avec succès, puisque le rectorat a attribué un premier prix au collège Les Argousiers.

Le parcours des affiches des collégiens ansériens ne s'est pas arrêté là. Leur travail a reçu l'un des deux prix attribués au niveau national à des collèges. La semaine dernière, Aymeric, Victor, Aurore et Anaïs sont allés recevoir diplômes et médailles sous les ors du ministère : « C'était quand même impressionnant », commente Anaïs.

L'aventure continue après ces honneurs. Désormais en 5e, les douze créateurs d'affiche sont désormais promu au rang d'« ambassadeur des droits de l'enfant » auprès de leurs camarades de 6e. Ils interviennent dans les classes pour les sensibiliser aux droits des enfants, à partir des affiches qu'ils ont réalisées, sur « le droit à avoir une nationalité », pour Anaïs, ou encore « le droit à l'expression », pour Aurore.

En avril, ils représenteront aussi le collège à une journée des droits de l'enfant organisée au stade couvert de Liévin par le conseil général.
(source La Voix du Nord)Retour vers le haut


Mercredi 9 décembre 2009
Sortie du rapport de l'UNICEF
Situation des enfants dans le monde 2008

Quand on évoque la situation des enfants dans le monde, les chiffres sont là aussi pour donner une idée sur ce que vivent ces derniers. Des disparités de plus en plus profondes concernant les droits à la survie et le développement.
Selon le document de l’Unicef, 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des installations sanitaires améliorées. Un million d’enfants sont privés d’un ou de plusieurs services essentiels à leur survie et à leur développement. L’Unicef révèle aussi que 4 millions d’enfants meurent au cours du premier mois de leur vie dans le monde. Pis, 22 millions de nourrissons ne sont pas protégés des maladies infantiles par une vaccination de routine.
Les chiffres sont donc alarmants car pour seulement l’année 2008, 8,8 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts dans le monde. Les femmes aussi semblent être fortement touchées par cette mortalité. Le rapport de l’Unicef informe que plus de 500 000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. «148 millions d’enfants de moins de 5 ans des régions en développement souffrent d’insuffisance pondérale pour leur âge. 101 millions d’enfants ne vont pas à l’école primaire et 2 millions de moins de15 ans dans le monde sont séropositifs.»
Concernant l’impact de la non protection des enfants, l’Unicef fait aussi, à travers les chiffres l’état des lieux. Ainsi, elle avance que 500 millions à 1,5 milliard d’enfants ont été affectés par les violences et que 15 millions ont perdu un parent ou les deux à cause du Sida. Les enfants de 5 à 14 ans qui sont engagés dans une activité économique sont au nombre 150 millions dans le monde. «1,2 million d’enfants ont été victimes de la traite chaque année depuis 2000. 145 millions d’enfants ont perdu un parent ou les deux toutes causes confondues. 70 millions de femmes et de filles de 29 pays ont subi une mutilation génitale ou une excision. 1 million d’enfants sont détenus à la suite d’une procédure judiciaire et 18 millions sont affectés par les déplacements de populations», renseigne l’Unicef. Ce sont donc là des défis qui s’imposent pour l’Unicef dans le domaine de la protection des enfants car les risques qu’ils encourent sont nombreux et complexes.
Le document indique que des enfants souffrent de la violence, de mauvais traitements, de l’exploitation, de la négligence et de la discrimination dans tous les pays, dans toutes les communautés et dans tous les groupes culturels, sociaux ou économiques. «Ces violations, mal connues et rarement dénoncées, font obstacle aux droits de l’enfant, tout en limitant leur survie, leur développement et leur participation. Elles sont souvent difficiles à mesurer et à contrôler, en raison notamment des normes sociales qui tolèrent de telles pratiques et des sensibilités politiques liées à des problèmes tels que le travail des enfants, l’exploitation sexuelle et les châtiments corporels. Les lacunes concernant la définition, la collecte et l’analyse d’indicateurs appropriés permettant de mesurer ces abus ne font qu’aggraver la situation», explique l’Unicef. Il faut retenir aussi que les chiffres évoqués par le rapport ne brossent qu’un tableau partiel de l’étendue des violations du droit des enfants à une protection. Retour vers le haut

Télécharger le rapport
(source "Le Quotidien")


Mardi 1er décembre 2009
Journée mondiale de lutte contre le SIDA,
les enfants premières victimes

Plus de vingt-cinq ans après l'apparition de l'épidémie de SIDA, les enfants qui se trouvent sur son chemin courent encore de graves dangers. En 2007, on estimait que deux millions d'enfants de moins de 15 ans vivaient avec le VIH et que 370 000 autres avaient contracté l'infection. Des millions d'enfants de moins de 18 ans ont perdu un ou leurs deux parents à cause du SIDA, et des millions d'autres sont devenus vulnérables. Les enfants affectés par le VIH/SIDA peuvent souffrir de la pauvreté, de la perte de leur foyer, quitter l'école, subir la discrimination, être privés d'opportunités essentielles, et mourir prématurément.
Voir la page consacrée à ce sujet
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Dimanche 22 novembre 2009
Droits de l'enfant :
Morano en campagne

La Secrétaire d'État chargée de la Famille, Nadine Morano, a lancé vendredi 20 novembre 2009 une campagne afin de faciliter "l'appropriation des droits des enfants par les enfants eux-mêmes", annonce un communiqué du ministère. Intitulée "Les enfants ont des droits. Respectons les. Écoutons les !", elle s'articule autour d'un site Internet, de spots radios et d'une affiche. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du double anniversaire des droits de l'enfant : 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant et 50ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'enfant.
Jean-Charles Champagnat

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Dimanche 22 novembre 2009
Une loi anti-fessée ?
A l'occasion du 20ème anniversaire de l’adoption de la convention internationale sur les droits de l’enfant Edwige Antier, députée UMP de Paris a pris l’initiative de déposer une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels à l’encontre des enfants. Selon la Députée " la fessée et la gifle soulagent celui qui les inflige, mais ne règlent aucun problème. L’enfant ne sera pas plus “sage” après ! Et un fonctionnement permanent à la gifle ou à la fessée ne peut pas être un mode d’éducation,mais une maltraitance à enfants".
Les mauvaises langues diront que Mme Antier profite du vingtième anniversaire de la Convention des droits de l'enfant pour revenir à la "une" des médias, d'autres se souviendront que la défenseure des enfants a présenté, en février, devant les Nations Unies, à Genève, une proposition similaire. Nadine Morano, Secrétaire d'Etat à la Famille n'a pas réagi. Pourtant, elle a signé, le 10 septembre 2008, l'appel du Conseil de l'Europe intitulé "Levez la main sur la fessée". Il est vrai que ce fut une signature très discrète...
Dix-huit Etats membres du Conseil de l'Europe ont imposé l'interdiction des châtiments corporels aux enfants ; dès 1979 en Suède, plus récemment en Espagne et en Grèce.
Nombreux sont les commentaires qui raillent cette ce sujet qui n'est pourtant pas anecdotique. Il suffit de relire les ouvrages d'Alice Miller et d'Olivier Maurel pour comprendre qu'il n'y a pas de "bonne" fessée, que ne pas taper ne signifie pas tout accepter et que bannir toute forme de violence contribue à construire un monde meilleur.
Jean-Charles ChampagnatRetour vers le haut


Dimanche 22 novembre 2009
Les parlementaires et les droits de l'enfant

Les droits des enfants arrivent en onzième position sur 14 parmi les sujets à traiter en priorité aux yeux des parlementaires français, juste derrière le financement des retraites, selon un sondage TNS Sofres réalisé en juillet dernier, à la demande de l’Unicef France et de la Fondation pour l’enfance. Alors que le corps législatif doit théoriquement contrôler l’application du texte, 55 % des députés et sénateurs disent ne connaître le traité que de nom. Ils sont tout de même 43 % à s’être déjà référés à la convention dans leur travail.
(source La Croix)
Télécharger le résultat de l'enquête

Voir aussi l'avis des françaisRetour vers le haut


Dimanche 22 novembre 2009
La Somalie s'apprêterait à ratifier
la Convention des Droits de l'Enfant

Le gouvernement de transition de la Somalie a annoncé, à l'occasion du 20ème anniversaire de l'adoption de la Convention des Nations Unies sur le droit de l'enfant, son intention de ratifier l'instrument juridique.
La Somalie était jusqu'à présent l'un des deux seuls pays à ne pas avoir ratifié la Convention, l'autre étant les États-Unis. Il faut savoir que la Convention adoptée il y a deux décennies a été ratifiée à ce jour par 193 pays et qu'elle est l'instrument international le plus ratifié.
L'adhésion à la convention implique l'importance que le gouvernement va accorder aux enfants dans un pays très profondément touché par la violence, la pauvreté et la malnutrition.

L'engagement de la Somalie arrive à un moment crucial où aucun enfant dans le centre et le sud du pays n'a connu de paix ces vingt dernières années.

(Source porte-parole de l'UNICEF)Retour vers le haut


Mardi 17 novembre 2009
Communiqué du
Collectif National de Résistance à base Elève


Un communiqué du Collectif National de Résistance à base Élève (CNRBE) rappelle qu'en juin 2009 le comité des droits de l'enfant avait déjà pointé différents problèmes dont l'annonce : « enrichissement et généralisation de la base élève 1er degré (BE1D) - sur laquelle s’appuient notamment les évaluations en primaire », mais aussi « la confirmation de renseignements concernant les enfants dès 13 ans dans les nouveaux Edwige, une traque aux sans-papiers toujours plus féroce, une volonté de ficher, catégoriser, stigmatiser et réprimer la jeunesse toujours plus arrogante ».

Le CNRBE reprend dans son communiqué certains des points noirs relevés par le comité des droits de l'enfant dans ses observations finales :
des efforts insuffisants pour « éliminer la pauvreté et lutter contre les inégalités, notamment en ce qui concerne le droit au logement et les services de médecine scolaire. » (points 18 et19)
la discrimination (points 30 et 31), la stigmatisation, la répression (points 32, 33, 34), « le nombre élevé d’enfants handicapés qui, dans la pratique, ne vont à l’école que quelques heures par semaine. Le Comité salue la création de postes supplémentaires d’auxiliaires de vie, mais se déclare préoccupé par l’instabilité des arrangements contractuels et par l’insuffisance des possibilités de formation. » (points 69 et 70)
Le comité est préoccupé par « la nouvelle loi du 31 mars 2006 permettant de sanctionner les parents, y compris ceux qui sont confrontés à des difficultés économiques, en cas d’absentéisme de leur enfant », « de faire appel, en milieu scolaire, à des travailleurs sociaux et à des psychologues scolaires pour aider les enfants en conflit avec l’école » (points 80 et 81)
Le CNRBE rappelle aussi que la Défenseure des enfants va être supprimée pour être intégrée à un organisme plus général qui prendra en charge la défense de tous. Le CNRBE a décidé de ne pas abandonner le combat contre base élèves 1er degré et
«appelle à s'emparer du 20e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant pour faire valoir les valeurs fondamentales et universelles de cette Déclaration à l’heure où [le gouvernement français] veut faire prévaloir la répression sur l’éducation ».
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Dimanche 15 novembre 2009
Défenseur des enfants :
Réaction de la Garde des Sceaux

Le tollé soulevé par le projet de supprimer l'institution Défenseur des enfants et la fondre dans celle d'un "défenseur des droits" a fait réagir la Garde des Sceaux le 22 octobre dernier : "la création du Défenseur des droits renforcera le poids institutionnel de la défense des droits de l'enfant (...). Beaucoup a été dit à ce sujet, parfois à tort. la vérité, c'est que le Défenseur des droits marque une véritable avancée par rapport au défenseur des enfants".

" Reconnu par la constitution, le défenseur des droits gagnera en visibilité et en autorité par rapport aux compétences et moyens du Défenseur des enfants. Il sera doté d'un véritable pouvoir d'injonction, ainsi que les moyens d'investigation élargis. Le Défenseur des droits sera assisté d'un collège composé de personnalités qualifiées, spécialement chargé de l'éclairer en matière de défense des enfants".

"Au total, la défense des droits des enfants s'en trouvera considérablement renforcée".

La question se pose alors de savoir pourquoi, le gouvernement ne donne pas ces moyens renforcés à la Défenseur des enfants ?

(source JDJ n°289)Retour vers le haut


Mercredi 27 mai 2009
Enfants disparus : un numéro d'appel unique

L’année 2009 marque un tournant dans l’aide aux familles d’enfants disparus avec le lancement d’une nouvelle numérotation homogène en Europe : le 116 000, numéro d’appel pour les enfants disparus. Son but est d’offrir aux parents et aux familles :

- accueil et écoute téléphonique
- suivi des dossiers tout au long des procédures
-  accompagnement dans les démarches auprès des services d’enquête et des autorités judiciaires
- orientation vers les administrations et les associations spécialisée
- orientation vers un soutien psychologique si nécessaire.

Les écoutants et les chargés de dossiers sont des professionnels dûment formés et sensibilisés à la prise en compte des difficultés des familles et à l’évaluation de leurs besoins.

Des disparitions d’enfants qui augmentent chaque année
Les statistiques de l’année 2008 de SOS Enfants Disparus mettent en évidence une hausse du nombre d’appels de +6,35 % par rapport à 2007 avec 1 741 appels traités en 2008. Sur 907 dossiers ouverts, 225 concernaient des fugues, 286 les enlèvements parentaux, 83 les disparitions de majeurs, 72 les disparitions inquiétantes et 241 demandes diverses.

Une augmentation de 50 % des enlèvements parentaux en 2008.
Sur 907 nouveaux dossiers suivis par SOS Enfants Disparus, 286 soit près de 30 % concernent les enlèvements parentaux. Le dispositif SOS Enfants Disparus accompagne les parents en détresse et prend en compte, dans tous les cas, la souffrance de l’enfant. L’enlèvement parental n’est pas un conflit conjugal comme un autre. Il est important que la souffrance psychologique chez l’enfant soit plus largement entendue et prise en compte.

A propos du 116 000 enfants disparus
116 000 Enfants Disparus est un service personnalisé d’accompagnement des familles dont l’enfant a disparu : disparition inquiétante, fugue et enlèvement parental. Ce dispositif a été créé à l’initiative de la Fondation pour l’Enfance qui en assure la gestion, avec l’INAVEM, depuis octobre 2004. Depuis sa création plus de 7 400 appels ont été traités et 2 500 familles ont été aidées.

Voir la page consacrée à ce sujet : enfants disparusRetour vers le haut
 


Mercredi 18 février 2009
Etats-Unis : des juges corrompus envoyaient des enfants
dans des prisons privées

Deux juges américains ont admis avoir touché plus de 2,6 millions de dollars de la part de prisons privées en envoyant pendant des années des enfants en détention ou en camp disciplinaire pour des délits sans rapport avec leur peine.
Ils ont touché, en échange, des compensations financières de 2,6 millions de dollars de 2000 à 2007, selon les documents de justice.

Les juges Mark Ciavarella et Michael Cohahan sont accusés de conspiration pour fraude contre les Etats-Unis devant un tribunal fédéral de Pennsylvanie.

Une organisation de défense des jeunes devant la justice, le Juvenile Law Center, basé à Philadelphie (Pennsylvanie) va déposer en fin de semaine les plaintes de plusieurs dizaines de familles, après qu'elles eurent appris que leur enfant avait été envoyé injustement en détention, a indiqué une porte-parole à l'AFP lundi. Plusieurs plaintes de familles ont déjà été déposées séparément.

Au total, plus de 5.000 adolescents ont été jugés coupables au cours de cette période par les deux juges qui opéraient dans le comté de Luzerne, une ancienne région minière pauvre à majorité blanche. Et plus de 2.000 ont été envoyés en détention, a précisé Marie Roda, porte-parole du Juvenile Law Center.

Issus de familles défavorisées et peu instruites, "les jeunes étaient des cibles faciles. Beaucoup d'entre eux n'avaient même pas d'avocats et quand ils demandaient un avocat commis d'office, on leur disait qu'il faudrait attendre des semaines", en prison, a-t-elle indiqué. Les jeunes avaient entre 13 et 18 ans.

En reconnaissant leur culpabilité, les deux juges, qui ont été laissés en liberté, ont admis risquer un minimum de 7 ans de prison. Le juge fédéral peut toutefois les condamner à une peine supérieure, allant jusqu'à 25 ans de détention. Leur jugement ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.

La Cour suprême de Pennsylvanie a nommé mercredi un juge spécial, issu d'une autre région, qui va revoir tous les cas traités par ces juges corrompus.

Parmi les cas reçus en témoignage par l'association Juvenile Law Center, figurent ceux d'un jeune garçon envoyé 9 mois en détention pour avoir volé un flacon d'épices de noix de muscade d'une valeur de 4 dollar, d'un autre jeune condamné à 3 mois pour avoir volé de la menue monnaie dans une voiture ou encore celui d'un garçon de 13 ans envoyé en camp de redressement plusieurs week-ends pour avoir exploré un bâtiment désaffecté.

Dans de nombreux cas, les jeunes étaient envoyés dans des centres pénitentiaires loin de leurs familles et souvent malgré l'avis contraire des juges d'application des peines. (source : AFP).Retour vers le haut
 


Mardi 26 novembre 2008
Que sont les droits de l'enfant devenus ?

 

La 19ème journée internationale des droits de l’enfant devait permettre de faire le point sur le niveau de mise en œuvre de la Convention internationale sur les droits de l’enfant adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989 et entrée en application en France le 6 septembre 1990, DEI-France a rendu publique son rapport "Au pied du mur" adressé au Comité des Experts de l’ONU qui doit examiner en 2009 la situation de la France.

Si le sort des enfants de France est nettement plus favorable que celui fait à de nombreux enfants dans le monde, DEI-France dresse un constat particulièrement préoccupant, partagé par diverses associations qui ont apporté, chacune dans leur domaine, leur concours à ce rapport : AFMJF, ANAFE, ATD Quart Monde, FCPE, France Terre d’Asile, ICEM Pédagogie Freinet, OCCE.

2 millions d’enfants sous le seuil européen de pauvreté, 450 000 suivis par l’aide sociale à l’enfance, 300 000 suivis par la justice, enfants en danger et enfants délinquants confondus, environ 15 000 enfants handicapés non scolarisés, nombre d’enfants et de jeunes étrangers accueillis à nos frontières dans des conditions précaires sinon refoulés sans les garanties légales, des enfants régulièrement menacés de voir leurs parents expulsés, 3 enfants suicidés cette année dans des établissements pénitentiaires ; mais aussi 100 000 enfants quittant chaque année le système scolaire sans qualification, un accès de plus en plus discriminant au dispositifs de soins, aux équipements de loisirs ou périscolaires, et surtout des orientations actuelles désastreuses pour l’Education nationale : une bonne partie de la jeunesse reste sur le pas de la porte et a un profond sentiment d’injustice, l’Ecole déserte sa mission d’apprentissage de la sociabilité et du vivre ensemble. Les points noirs ne manquent pas dans un pays qui se présente comme la patrie des droits de l’homme et l’une des principales puissances économiques mondiales.

Plus préoccupant encore, les enfants sont souvent représentés comme source de danger et les évolutions en cours tendent à gommer les spécificités du droit pénal des mineurs pour l’aligner sur celui des majeurs, comme si les enfants d’aujourd’hui, pour être différents de ceux d’hier, n’étaient plus des enfants. Le désengagement du ministère de la justice vis à vis des enfants en danger est aussi très alarmant.

DEI-France est particulièrement inquiète de ce que la Convention des droits de l’enfant ne soit plus la référence explicite des politiques publiques. Plus que jamais DEI-France appelle les pouvoirs publics à inverser la logique de raisonnement, en cohérence avec les engagements souscrits à travers la ratification de la Convention, en admettant que la meilleure prise en compte des droits des enfants dans ce pays contribuera au final à plus de cohérence sociale et à plus de sécurité.

Dans cet esprit DEI-France avance 20 propositions concrètes dont la mise en débat à bref délai d’une loi POUR promouvoir le bien-être des enfants fondée sur un projet de notre société pour ses enfants.

Dans un contexte économique et politique où les enfants risquent d’être les principales victimes de la crise, il est grand temps de réagir. Les pouvoirs publics se doivent de prendre des engagements et de les tenir. Ainsi DEI-France s’inquiète de ce que la secrétaire d’Etat à la Famille, qui a signé à Stockholm le 10 septembre 2008 l’appel du Conseil de l’Europe à en finir avec les châtiments corporels, revienne aujourd’hui sur sa parole, négligeant que l’autorité légitime à laquelle les enfants ont droit ne doit pas permettre les violences.

Au pied du mur, si elle ne réagit pas rapidement, la France sera à nouveau sévèrement jugée par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU en juin prochain.
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Jeudi 13 novembre 2008
Rapport annuel du Secours Catholique
 

2 millions d'enfants pauvres en France

Dans son rapport 2007, le Secours Catholique compte 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. L'association, qui fixe le seuil de pauvreté à 910 euros net par mois pour une personne seule, estime aussi que 2 millions d'enfants sont concernés,. Le plus souvent, il s'agit de mères seules avec leurs enfants. Concernant l'âge des personnes accueillies, François Soulage, président du Secours catholique, prévient que ceux qui arrivent depuis septembre "sont des jeunes qui étaient en intérim ou en CDD de trois mois".

Sur 2 millions d’enfants pauvres en France, 645.000 ont fait appel au Secours catholique en 2007. Un triste chiffre qui prend source dans un environnement de vie précaire. Pauvre mais comme quiconque la famille reste le moteur de toute motivation et d’espoir. Les enfants comptent sur leur famille et craignent que la pauvreté soit un facteur de dislocation familiale. 60 % de ces enfants et adolescents ne voient jamais leur père. Pour les familles, la situation n’est pas évidente à affronter : en tant qu’éducateurs attitrés, ils ressentent vivement combien leur situation de pauvreté pénalise l’épanouissement de leur enfant. Et plus l’enfant s’isole, plus il est fragile. D’où l’importance de l’environnement scolaire, lieu d’apprentissage et de socialisation.

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