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Mercredi 17 février
Enfance: le gouvernement organise des états généraux,
sans certains syndicats et associations


Le Gouvernement, des élus et certains professionnels et associations ont débuté le 16 février des états généraux pour "renforcer la protection de l'enfance", en l'absence d'autres associations et syndicats ne voulant pas être "des instruments de contrôle et de surveillance" des familles.


"La quasi totalité des associations ont souhaité participer activement à ces ateliers", a noté lundi la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano.

"Conformément au souhait du président de la République", Mme Morano réunira "les conseils généraux, les principales associations de la protection de l'enfance, et les principaux acteurs et professionnels de l'enfance, pour réfléchir et proposer un plan d'action quant aux moyens de renforcer la protection de l'enfance fragilisée", selon un communiqué de ses services.

Ces états généraux devront notamment permettre "d'améliorer la transmission de l'information préoccupante (...) pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d'échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux", toujours d'après ce communiqué diffusé lundi.

Or, pour l'Anas (assistants sociaux), le SNMPMI (médecins de la protection maternelle et infantile) et l'Ones (éducateurs spécialisés), "les familles ont besoin de travailleurs sociaux, de professionnels de santé, de l'enfance et de l'éducation, en qui elles ont confiance et qui pourront les soutenir dans leurs fonctions parentales".

"L'accompagnement, l'aide, la prévention et le soin ne peuvent et ne doivent donc pas être des instruments de contrôle et de surveillance", ajoutent-ils dans un communiqué.

Alors que ces trois organisations ont fait savoir dimanche qu'elles ne se rendraient pas à ces états généraux, ATD-Quart Monde a fait part lundi à l'AFP de son intention d'envoyer un "observateur", se disant également opposé à voir les travailleurs sociaux "d'abord employés à un contrôle plutôt qu'à un accompagnement, (ou) à un travail de fond avec les familles".
(Source : Le Monde)

Mardi 16 février 2010
Alerte enlèvement
Enfant retrouvé le 17/02/2010


Le ministère de la Justice a émis mardi soir une alerte après l'enlèvement dans la matinée d'un petit garçon de 18 mois du domicile familial à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
Selon cette "alerte-enlèvement", le petit Ibrahima Nacir Doucouré a été "enlevé ce jour entre 8h et 8h30 du domicile familial" situé au 25 avenue des Olympiades à Fontenay-sous-Bois.
Le petit garçon, un "métis de type africain, chevelure abondante, vêtu d'un pyjama bleu", est "susceptible de se trouver en danger avec M. Mahamadou Doucouré, âgé de 28 ans", selon le ministère qui fournit un numéro de téléphone, le 0805 20 1000 (source : AP).


Lundi 1er février 2010
Tentes pour mal logés (source DR)
600 000 enfants mal logés en France

Le 15ème rapport annuel de la fondation Abbé Pierre dénonce une situation particulièrement difficile pour les plus jeunes. « Les enfants sont les victimes collatérales du mal-logement », c'est ce qu'a déclaré Raymond Etienne, président de la fondation Abbé Pierre.

Cette année, le rapport se focalise donc sur les victimes du mal-logement que sont les enfants. Il est rendu public le 1er février 2010, date symbolique, puisqu'elle fête l'anniversaire de l'appel de l'Abbé Pierre qui demandait du soutien pour les  sans-abris durant le rude hiver 1954.

Dans ce rapport, la fondation dénonce une situation dramatique « L'intensité de la crise et sa dimension nous indiquent que le problème de société est de retour, avec une infinie violence pour nombre de ses victimes », affirme Raymond Etienne. En France, 3,5 millions de personnes sont mal logées ou en situation d'errance. Parmi eux, 100.000 sont sans abris, 500.000 sans logement personnel et 2 millions dans des logements dégradés ou en surpeuplement.

Le plus intolérable est que cette situation touche  600.000 enfants en France, ce qui représente un enfant sur six mal-logé.

Les conséquences de cette situation peuvent être graves pour les enfants. Il y a d'abord le saturnisme, puis d'autres conséquences peuvent être des infections respiratoires ou des problèmes de sommeil. Un problème de mal nutrition est souvent lié à l'absence de cuisine dans le logement. Pour couronner le tout, ses enfants rencontrent également des difficultés dans leur scolarité : ils n'ont pas d'endroit pour faire leurs devoirs et ne peuvent pas inviter leurs copains chez eux. Une désocialisation s'installe, les met à l'écart de la société et compromet leur avenir.

(source France Info).

 
 

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